un an de plus(239)

- Aujourd'hui, tout un chacun en a pour le moins entendu parler, voire a un parent ou un ami capté dans un groupe sectaire. Et l'on est très surpris par le caractère quasi irréversible de l'emprise dont le parent ou l'ami est victime, par la métamorphose, souvent très douloureuse à vivre, qui s'est produite dans son comportement vis-à-vis de ses proches, de ses amis et même de la société, et par le changement parfois radical de son mode de vie.
- Aussi les gourous ont-ils besoin, pour arriver à leurs fins, d'exploiter les aspirations - et les points faibles - de ceux qu'ils veulent prendre dans leurs filets; pour cela, tout l'arsenal des techniques physiques, psychiques, individuelles ou de groupe sont utilisées, dévoyées, et perverties à seule fin de déstabiliser et d'asservir.
- A travers toutes les sectes, les méthodes sont très voisines. On les reconnaît à ce qu'elles obéissent à un scénario constant : séduction, endoctrinement, inhibition de la personnalité, programmation. Il s'agit là de méthodes typiquement totalitaires.
- Il est difficile de sortir d'une secte
- Tout cela ne paraît pas pensable au XXIème siècle. Ça l'est pourtant. Il est difficile de sortir d'une secte.
- D'abord, tout a été fait pour vous culpabiliser, voire vous diaboliser si vous exprimez des velléités de sortie. Et puis, vous n'êtes plus le même homme : vous avez perdu tout esprit critique, toute capacité d'analyse, et même toute volonté. Vous êtes démoli.
- Si en plus vous vous êtes rendu compte de la situation dans laquelle vous vous êtes mis, vous avez honte de vous être trompé, de ne pas avoir su distinguer un séducteur d'un ami véritable, d'avoir choisi de suivre un tyran au lieu d'un maître éclairé.
- Antoine THIARD Président Honoraire de l’ADFI Paris Ile-de-France
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ALORS QUE FAIRE? SACHANT EN PLUS QUE CES PERSONNES QUI PARFOIS PRETENDENT VOUS AIDEZ A VOUS SOIGNER NE SONT PAS CONDAMNES
VOIR CI -DESSOUS:
La jurisprudence est beaucoup plus hésitante pour condamner les guérisseurs lorsque les moyens employés sont d’ordre purement psychologique, à l’exception toutefois de l’utilisation de la psychanalyse, dont l’usage relève de la compétence médicale [15]. Elle a ainsi considéré que « le f ait, par un individu non diplômé, de se livrer, en vue de guérir les maladies, à certaines pratiques de spiritisme, ne constitue pas à lui seul l’exercice illégal de la médecine » [16] . De même, les juges ont toujours considéré que des prières faites pour invoquer la guérison constituent un acte de foi, et non un acte illégal, quand bien même cette prière serait faite avec le malade, devant des images pieuses, et ce tant qu’il n’est procédé à aucun examen ni prescription de traitement [17]. Il est aisé de comprendre les raisons qui président à cette inhabituelle tolérance jurisprudentielle. Il n’en demeure pas moins que les fondements de ces décisions nous apparaissent critiquables sur le plan juridique.(dossier AFIS)
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