un an de plus (320)
ET SI DES GROSSES TETES AIMAIT LES MEURTRES RITUELS?Des indices imparables
Entêtantes questions auxquelles Segametsi ne peut pas répondre : un matin de 1994, son corps mutilé a été retrouvé dans son village natal de Mochudi, à une centaine de kilomètres de la capitale Gaborone. Il n’a fallu aux enquêteurs qu’un seul regard sur les découpes d’organes sexuels pour connaître le mobile du crime. " Ritual murder" (meurtre rituel). "Il s’agit de se procurer des organes humains, provenant de gens jeunes, afin de confectionner des potions, amulettes et autres fétiches, et d’assurer au commanditaire des pouvoirs magiques, conférant puissance, richesse etc... ", explique, un brin désabusé, Kenny Kapinga, directeur du département " Enquêtes criminelles " au quartier général de la police botswanaise.
Sept ans après les faits, l’enquête n’a pas avancé d’un pouce. Selon le journaliste du Botswana Gazette, Spencer Mojopi, le meurtre de Segametsi ne serait pas un cas isolé. A lui seul, le village Mochudi en compterait huit. La plupart non élucidés.
http://www.afrik.com/article2462.html
L’affaire a pris une nouvelle ampleur, dimanche 11 mars, quand les membres du clergé ont voulu célébrer une messe en hommage aux victimes de crimes rituels sur la place du village martyr. Mais sur le chemin du" Kgotla " les fidèles se sont heurtés à la colère des caciques de la chefferie traditionnelle au grand complet : le doyen Phulane Pilane, le chef Bakagatla Kgosi Linchwee II et son régent, Kgosi Mothibi Linchwe. Ordre a été donné aux ecclésiastiques de rebrousser chemin. Ces derniers ont dû se contenter du Stade de football pour officier.