un an de plus (332)
ACTES GENANT, ACTES DISPARAISSANT!!!!
Origine de la mort inconnue
http://www.radicalparty.org/belgium/x1_morg1.htm
..."Ce qui apparaît alors, restera gravé longtemps sur la rétine du pompier. Il voit un tronc humain calciné. Une partie de la tête a été emportée par les flammes. Des pieds et des mains, il ne reste pas grand-chose. "C'était une jeune fille. Elle était couchée sur le ventre, elle était nue. Jambes et bras étaient liés ensemble avec du fil de fer qui était également tourné autour de son cou. Ses jambes étaient pliées vers l'arrière. Horrible".
Dans le tas fumant, les experts du parquet de Bruxelles trouvent des objets personnels de la victime: des bijoux, les restes calcinés d'un T-shirt, un soutien-gorge. Les enquêteurs se trouvent devant une énigme. Leur première impression est que la victime a accompagné ses meurtriers volontairement. Avant que le groupe ne se rende dans les caves, il s'est visiblement rendu dans la maison oú l'on retrouve des objets qui semblent en rapport avec le crime.
Quand Pierre et Antoinette Van Hees, entendent annoncer le lendemain la découverte du cadavre d'une jeune fille, à quelques rues de chez eux, la peur les envahit. Leur fille Christine (16), n'est pas rentrée la veille. Il se passe encore un jour et demi, avant que la police judiciaire de Bruxelles (PJ), puisse apporter aux gérants du magasin de journaux de l'avenue du Diamant un résultat définitif: c'était Christine. Les parents doivent aller identifier des petits morceaux de cahiers et les bijoux. Le corps ne leur sera pas présenté. Il y a des raisons à cela. Dans leur rapport d'autopsie, les médecins légistes Rillaert et Voordecker ne s'aventurent pas à donner un avis sur l'origine de la mort. Avant d'être brûlée, la jeune fille à été tellement maltraitée qu'il est impossible de déterminer quelle torture lui a été fatale. Dans son premier rapport, le docteur Voordecker mentionne des traces d'étranglement. Plus tard, les médecins, mettront dans leur rapport une autre observation: la victime ne se trouvait pas en période de menstruation. C'est un détail qui ne prendra toute son importance que treize ans plus tard. Les parents ont encore un autre choc à endurer. Leur fille n'est pas allée à l'école ce matin-là. On dit que ça lui arrivait assez souvent de sécher les cours.
L'affaire paraît simple. La champignonnière déserte en 1984 est un amas de ruines. Des punks viennent régulièrement y fumer un joint, avant de rejoindre le Kultuurcafé. Dans la mesure oú il a du temps pour cette affaire, c'est la piste à laquelle s'accroche le juge d'instruction bruxellois Eloy. Eloy est également responsable au parquet de Bruxelles de l'enquête sur le groupe terroriste de gauche C.C.C. C'est beaucoup pour un seul homme. Eloy fera un infarctus et, plus tard, également une dépression nerveuse. Le 1er octobre 1985, l'affaire est remise entre les mains d'un nouveau juge d'instruction prometteur, Jean-Claude Van Espen.
Il ne semble pas non plus que quelque chose puisse encore sortir d'une quelconque enquête. Par la lecture, relecture et re-relecture du dossier confidentiel 96/109, tellement de copies ont circulé, que les auteurs des actes désignés par X1, doivent à l'heure qu'il est, en connaître le contenu, mieux que quiconque. Fin novembre, l'un des analystes de la gendarmerie laissait le dossier Van Hees entier, traîner dans le coffre de sa voiture, oú il a été volé.