un an de plus(11)
Lorsque l'ambulance l'emmena je ne savais pas que penser de ma situation. Mon meilleur ami était arrivé et je finissais mon rapport. Le gendarme pris le fameux objet en cuir et le mis à la poubelle. Il me dit:"je ne crois pas à ces choses là mais avec ce que je viens de voir,je préfère le jeter, on ne sait jamais.Ensuite la question se posait:comment est mort le chien? On me donna un numéro de téléphone pour faire une autopsie. Le prix de base était de 150 euros,puis l'on augmentait jusqu'au résultat final.
Décidemment, en France tout est pour les riches, heureusement j'ai des amis qui travaillent à la clinique de l'école vétérinaire de maison-alfort; Je les contactais et ils me demandèrent d'amener mon chien avant 17h. Il était déjà 14h et ils sont à plus de 80 km, sans compter que j'ai un travail...Ne pas baisser les bras, je décidais de passer au restaurant mettre un mot aux clients disant que je réouvrirais demain à 18h. Je ne dis rien à mon ami mais il me semblait que la porte de la cuisine était fermée quand je suis partie et là, je la trouvais ouverte. C'était peut-etre mon imagination et je me tus.
Maintenenant direction chez moi, et avec mon meilleur ami et un client qui passait par là, nous descendimes mon chien dans une couverture jusqu'au coffre de ma voiture. Ce fut très dur car c'était un poids mort de 90 kg, et sentimentalement je sentis les larmes monter à mes yeux.
Aller courage, nous refermèrent le coffre et foncions direction la région parisienne, pour une autopsie qui j'espère nous sera explicative.
Surtout ne pas se faire arreter par la police car nous étions amandable,il est interdit de transporter un animal dans ces conditions.
L'odeur de la mort et du sang me montaient à la george et j'avais des nausées. Mais la rage et la peur me donnaient de la bravoure. Il fallait rouler et se dépecher tout en passant inapercus.
Mon portable sonna,c'était le pschychiatre de l'hopital où était internée mon mari qui demandait à me parler. Le comble du comble, il voulait que je le vois.
Je refusais caractéristiquement, mais acceptait de le voir lui en tant que médecin. Je le rappelerais demain car j'ai un commerce et je dois continuer à travailler. Nous verrons mes disponibilités, de toute facon, au pointoù en est la situation, je gérerais dans l'ordre.
Il était presque 17h,et nous arrivions enfin. Je vis le professeur qui faisait les autopsies. Il pris mon chien comme"un sac de patates", et l'emmena direction la salle d'autopsie. Je l'accompagnais; bien que l'endroit était propre, ca sentait cette odeur de mort qui régnait dans ma voiture. Il y avait des restes d'animaux dans des sortes de bassines, c'était surement pour les élèves. Le professeur me dit qu'il commencerait l'autopsie demain mais qu'au 1er abord l'animal n'avait pas été égorgé.
D'ou venait donc ce sang. J'avais hate d'etre au lendemain.
En attendant nous remplimes les formulaires et repartimes direction mon restaurant. J'avais appelé les amis communs et proches pour leur expliquer la situation. Réunion dans mon bar d'ici 2 heures.
La route me sembla longue et triste. En meme temps, j'aurais voulu qu'elle ne s'arrete pas pour ne pas me trouver confronter à ce cauchemar vivant. Pourtant, il le fallait bien, j'arrivais devant chez moi et je me garais . Mes amis étaient là.