un an de plus(50)
Plus les jours passent et plus on s'habitue à ce qui nous terrorisait hier, c'est inoui.
La raison qui fait surement que la lenteur de la justice fatigue les gens et les plantes restent "au placard".Mon mari a accepté de voir son cousin les jours de congés et c'est un soulagement.
Deux mois ont passé et entre ses médicaments et les controles chez les pschys, tous ce déroulent à peu près normalement. On a vendu notre maison(à perte mais il n'y avait pas d'autres solutions), je ne pouvais plus y vivre et mes amis ne seront pas là toujours . Le problème est: où vas dormir mon mari, car nous avons des acheteurs pour le restaurant mais c'est en pourparlé!
Il s'installe donc une chambrette dans l'arrière salle de mon resto et les autres jours, il ira habiter chez son cousin qui lui propose à terme de notre histoire de prendre son studio car lui va habiter avec sa futur femme.
Je comprends que vivre sur place et perdre la maison que nous avons mis 20 ans à régler est dur pour lui, mais de mon coté il en est de même. Ma vie s'écroule, mais je n'ai pas le droit de m'effondrer, plus tard peut-être. Comme dirait le paraplegique qui fait sa réducation avec moi : tout ce qui ne peut me tuer me rend plus fort. C'est une image mais elle me motive.
Tous les jours mon mari fait l'ouverture à 17h et moi j'arrive à 18h. Et ce jour là!!!! Les clients sont devant la porte, le bar n'est pas ouvert.
J'ouvre, prise de panique, tout est éteind, et une lumière passe sous sa porte. Je traverse le bar et 2 salles du resto pour arriver à la porte. Sur chaque table, je vois un morceau de papier blanc où rien n'est écrit. J'arrive devant sa porte et je frappe ,aucunes réponses. Alors doucement j'ouvre et je trouve assis, une bougie est allumée, les pieds de la table de nuit sont brisés, son lit est défait et la couette a disparu.
Il est hagard, et me dit d'aller travailler que lui veut rester là, tranquille. Je retourne au bar et offre le verre à mes clients disant que je suis obligée de fermer mais je leur demande de m'attendre pour sortir. Je mets un mot sur la porte et nous sortons.
Moi, je fonce téléphoner aux pschyatres: réponse: amenez le!!!!, vous imaginez la scène mais ils refusent de se déplacer alors que c'est un début de rechute.
Alors direction la gendarmerie qui me dit qu'ils ne peuvent rien faire tant qu'il n'y a pas violence, je leur dit que la dernière fois qu'ils ont dit ca, ca a couté la vie à mon chien qui s'est fait exorcisé. Mais rien à faire. Je ressors en panique et je me dirige cette fois vers les pompiers à qui je raconte toute l'histoire mais bienqu'ils ne peuvent rien faire légalement, ils me disent d'appeler le samu et de bien expliquer depuis le début de son contact avec le marabout, la tuerie du chien, son internement d'office etc et que là ,il peut y avoir une autorisation spéciale.
Le parcourt de combattant commence. Il est 20h30 et je me retrouve seule contre les règlements administratifs.
J'appelle jp et fredo pour qu'ils se mettent en planque et surveille le resto, moi je dois agir, et vite!!!