un an de plus(195)
Nous voyons à travers mes articles que nous sommes entourés de fanatique et ces quelques définitions me semblent explicites !
| > Fanatique - Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie. | ||
| [Albert Brie | ||
| Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion. | ||
| [Voltaire] | ||
Paris 1849 : François Bertrand a tout d'un homme ordinaire, ou presque. Sergent dans un régiment, il est bien noté par ses supérieurs. Mais le sergent Bertrand a une passion étrange : il préfère les femmes mortes aux vivantes. La nuit, il s'introduit dans les cimetières. Il soulève les dalles, puis ouvre les cercueils des jeunes femmes fraîchement inhumées. Il se livre alors à des jeux sexuels, qui vont parfois jusqu'à la copulation proprement dite.
En juin 1849, il comparaît devant le conseil de guerre qui le condamne à un an de détention. Il se suicidera peu après sa sortie de prison. Dans un cahier trouvé après sa mort, il décrit ses amours cruels avec les cadavres, et les actes de barbarie commis sur eux. On y apprend ainsi que, loin d'être toujours un amant attentionné, il aurait démembré le corps d'une jeune fille enterrée au Père Lachaise, avant d'éparpiller les morceaux dans le cimetière. Des examens révélèrent qu'il aurait été jusqu'à mâcher certaines de ses conquêtes.
Jusqu'à trente-neuf ans, Ed Gein a vécu en compagnie de sa mère, une femme acariâtre et obsédée par la religion qui inculqua à son fils le dégoût de la chair et du sexe opposé. A la mort de celle-ci, il se retrouve seul et commence à s'intéresser à la taxidermie et la réduction de têtes. Puis, il passe à l'acte. Il se met à déterrer des cadavres dans le cimetière du coin avec la complicité d'un fossoyeur. Il ramène les corps chez lui avant d'avoir des rapports sexuels avec eux. Il les conserve quel que soit leur état de décomposition.
Ed Gein ne semble pas avoir eu de mobile particulier, si ce n'est une fascination pour la mort. Il avait décidé qu'il deviendrait sa mère, ne pouvant accepter le décès de celle ci. Pour cela, il s'était fabriqué un vêtement en peau de femme avec des seins et un véritable sexe qu'il portait pour danser dehors les soirs de pleine lune, comme un loup garou. Pour lui, le sexe et la mort étaient indissociables.
Ed Gein finira ses jours dans un hôpital psychiatrique en 1984. Il s'agit sûrement de l'un des tueurs en série les plus célèbres des Etats Unis. On ne compte plus les films ou les livres inspirés de son histoire : Le Norman Bates de "Psychose", le Leatherface de "Massacre à la tronçonneuse" ou encore le Buffalo Bill du "Silence des agneaux" lui doivent beaucoup...
Mathieu Bollon